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Il y a différentes sortes de bruit : bruit au travail, bruit à la maison, bruit de voisinage. Une chose est sûre, la sensibilité au bruit n'est pas récente, mais la préoccupation va en augmentant : de plus en plus de Français vivent en ville dans des conditions où ils sont de plus en plus près les uns des autres... or les mentalités ne changent pas aussi vite que les modes de vie. Quelques pages pour faire le tour de la question.

 

Association
Antibruit de Voisinage

Association nationale de lutte contre le bruit. Cette association existe depuis plus de vingt ans. Elle organise des opérations de communication auprès des collectivités. Son objectif est de sensibiliser les autorités en leur faisant découvrir les méfaits du bruit sur la santé.
www.aabv.fr
Contact : Anne LAHAYE
contact@aabv.fr

 
 
 

Liens

 

Quelques liens officiels sur le bruit

 

Résumé :  Liste de liens pour mieux appréhender les problèmes posés par le bruit

 

Rapport N°3592 de l'Assemblée Nationale sur les nuisances sonores (2011)
Ce rapport est extrêmement intéressant. Il montre à quel point les problèmes de bruit touchent aussi les jeunes qui en sont souvent les premières victimes.
Quelques chiffres :
20% des Français, même chez les jeunes, sont à l’heure actuelle gênés au point de penser à déménager, et 33% des jeunes sont obligés de fermer les fenêtres à cause du bruit. Le bruit est considéré comme la première nuisance par 30% des Français vivant en ville. Dans les agglomérations de plus de 50000 habitants, les ménages placent le bruit devant l’insécurité et la pollution quand il s’agit de hiérarchiser les problèmes les plus préoccupants de leur quartier ou de leur commune (Etude de l’INSEE de 2002 réalisé à partir de l’enquête sur les conditions de vie des ménages cité par le même rapport)
Télécharger le rapport
 

Le document international de référence est en anglais :
Night noise guidelines for Europe

L’Organisation mondiale de la santé a présenté début octobre 2009 des recommandations pour la protection de la santé contre les nuisances sonores nocturnes. Un Européen sur cinq serait régulièrement exposé, la nuit, à des niveaux sonores qui pourraient être très nocifs pour la santé.

Cet ouvrage publié par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe fournit des recommandations sur la limite d’exposition nocturne au bruit acceptable pour la protection de la santé. Le seuil d’exposition nocturne annuelle moyenne à ne pas dépasser est de 40 dB Lnight, soit le bruit émis dans une rue tranquille d’un quartier résidentiel. Au-delà de ce niveau d’exposition nocturne moyen, l’OMS considère qu’un individu peut subir de légers effets sur la santé, tels que troubles du sommeil et insomnie. Le rapport indique par ailleurs qu’une exposition de longue durée à des niveaux moyens excédant 55 dB Lnight, ce qui équivaut au bruit d’une rue fréquentée, peut se traduire par de l’hypertension artérielle et provoquer des crises cardiaques. Selon le document de l’OMS, un Européen sur cinq est régulièrement exposé à de tels niveaux de bruit. Trente-cinq scientifiques issus des disciplines médicale et acoustique, ainsi que des partenaires clés tels que la Commission européenne, ont participé à l’élaboration de ces recommandations. Celles-ci sont fondées sur une évaluation des bases factuelles scientifiques recueillies en Europe, au terme de six années de travail.

Niveau de bruit moyen en façade sur une année (Lnight)
Effets sur la santé constatés dans la population

Jusqu'à
30 dB

 

La vulnérabilité individuelle mise à part, jusqu'à ce seuil d'exposition au bruit, aucun effet biologique notoire n'est connu. Le seuil en façade de 30 dB Lnight correspond au seuil d'efficacité pour le bruit nocturne.
De 30
à 40 dB

Dans ce registre d'exposition au bruit la nuit, des effets sur le sommeil ont été observés : mouvements du corps, réveils, perturbation du sommeil déclarée, réactions d'éveil. L'intensité des effets est fonction du type de source et du nombre d'événements sonores. Les populations les plus vulnérables (par exemple, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques et les personnes âgées) sont plus sensibles. Les effets semblent néanmoins modérés. Le seuil en façade de 40 dB Lnight correspond à la dose minimale de bruit nocturne entraînant un effet néfaste.

De 40
à 55 dB
Effets néfastes notoires chez les populations exposées. Dans ce registre d'exposition, la majorité de la population doit aménager ses habitudes de vie pour faire face à cette situation d'exposition au bruit. Les populations les plus vulnérables sont sévèrement affectées.
Au delà de 55 dB
Ce degré d'exposition au bruit est considéré comme nocif. Des effets néfastes sont fréquemment rencontrés, une proportion notable de la population est fortement gênée et son sommeil est perturbé. Le risque accru de contracter une maladie cardiovasculaire est avéré.


Dans un communiqué de l’OMS du 8 octobre 2009, le docteur Srdan Matic, chef de l’unité Maladies non transmissibles et environnement au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, estime que ce nouvel ouvrage de l’OMS fournit tant des données factuelles que des recommandations que les pays peuvent facilement mettre à profit pour introduire des limites sonores ciblées. Pour lui, « les pouvoirs publics peuvent désormais justifier avec plus de poids une réglementation de l’exposition au bruit nocturne, et disposent de conseils précis quant aux limites à instaurer ». Etudes récentes à l’appui, les données recueillies par l’OMS placent le bruit des avions aux premières heures du matin au premier rang des situations sonores nocives pour l’augmentation du rythme cardiaque. En termes de vulnérabilité, les enfants, qui passent plus de temps au lit que les adultes, sont davantage exposés au bruit nocturne ; de même, les études font état d’une plus grande sensibilité aux perturbations chez les personnes souffrant de maladies chroniques et les personnes âgées. Quant aux travailleurs postés, eu égard à une structure de sommeil perturbée, l’exposition au bruit nocturne leur fait aussi courir un risque accru. Le rapport de l’OMS souligne par ailleurs la situation d’inégalité sociale face à la nuisance qui veut que ce soient les personnes les moins riches, qui ne peuvent se permettre de vivre dans des zones résidentielles calmes ou d’avoir des maisons bien isolées, qui souffrent de manière disproportionnée. Pour l’OMS, les nuisances nocturnes ont une incidence directe sur l’augmentation des visites médicales et des dépenses en somnifères, ce qui affecte le budget des familles et les dépenses de santé du pays. Conclusion des auteurs : si les pouvoirs publics négligent de s’attaquer aux nuisances sonores, le fossé entre riches et pauvres se creusera certainement. Rokho Kim, gestionnaire du projet de rédaction des recommandations au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, met le bruit sur le même plan de risque environnemental que la pollution de l’air ou les produits chimiques toxiques. Selon lui, en ville surtout, nous sommes presque tous exposés à des doses de bruit excessives. Il déplore que ce problème soit encore considéré comme indissociable de la vie en ville, et qu’on ne l’ait pas ciblé et contrôlé autant que d’autres risques. M. Kim espère que « ces nouvelles recommandations sensibiliseront au bruit et inciteront les autorités nationales et locales à investir du temps et de l’argent pour protéger la santé de la population face à ce danger croissant, surtout dans les villes. »

Le résumé de ce document d'orientation des Directives de l'OMS relatives au bruit dans l'environnement, en français, est disponible ici : télécharger le pdf

L'original en anglais peut-être acheté auprès de l'OMS.

 

Autres sources intéressantes :

Les pages d'information du CIDB (Centre d'Information et de documentation contre le bruit)

Rapport sur l'audition dans les lycées (pdf)
Institut Universitaire de Médecine du Travail de Lyon (Professeur G. PROST)
Faculté de Médecine LYON R.T.H. LAENNEC

Le tableau-résumé des bruits admissibles suivant les environnements, selon l'OMS (extrait du rapport de référence) : une occasion de découvrir le site de l'observatoire du bruit en Ile de France (BruitParif)

Le Guide de l'agence de l'environnement sur le bruit
http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/bruit/index.htm

Page de l'INRS sur le bruit
http://www.hst.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/Dossier%20Bruit/$File/Visu.html

Carte du bruit
Depuis le 30 juin 2007, toutes les agglomérations de plus de 250 000 habitants doivent disposer de cartes de bruit de leur territoire... ces cartes ne prennent en compte que le bruit routier. Un exemple : carte du bruit de Paris

Un site canadien très simple et clair sur le bruit (entre autres)
http://www.cchst.ca/oshanswers/phys_agents/noise_auditory.html

Le site de l'institut des neurosciences de Montpellier :
on y trouve en particulier un lien vers l'équipe d'un médecin-chercheur spécialiste de l'oreille interne Jean-Luc Puel. Les professeurs Rémi Pujol, initiateur du projet, et Jean-Luc Puel qui l'a repris et le poursuit ont également créé une association à visée de vulgarisation "grand public" à côté de la dimension pédagogique s'adressant aux étudiants et professionnels. En voici le lien : http://www.cochlea.org.

Expositions aux niveaux sonores élevés de la musique : recommandations sur les niveaux acceptables (pdf) par le Haut Conseil de la santé publique (2013)
Résumé : Le HCSP propose des indicateurs de niveau de bruit en vue d’actualiser la réglementation et de garantir la protection des personnes exposées à de la musique amplifiée dans les lieux de loisir (boîtes de nuit, discothèques, salles de spectacle, etc.). Les seuils de dangerosité pour l’oreille dépendent du niveau sonore mesuré en dBA (lequel pondère les fréquences selon la fragilité de l’oreille) et de la durée d’exposition. Ainsi, les risques auditifs sont limités si une exposition à 85 dBA dure moins de 8 heures, ou 4 heures à 88 dBA, ou 2 heures à 91 dBA, ou 15 minutes à 100 dBA, etc. Le HCSP recommande lors des spectacles pour enfants (moins de 18 ans) le respect strict de ces normes. Dans les lieux de loisir pour adultes le HCSP préconise:
• l’affichage en continu des niveaux sonores mesurés en dBA sur 15 minutes, associé à l’affichage d’une information sur les niveaux sonores et durées d’écoute sans risque, afin que chacun puisse connaître son niveau d’exposition et de risque potentiel ;
• des niveaux sonores moyens de 100 dBA mesurés sur 15 minutes et des niveaux crêtes de 120 dBC à ne pas dépasser ;
• la fourniture gratuite de protection auditive et l’offre d’une zone de récupération auditive avec un niveau sonore inférieur à 85 dBA ;
• un avertissement pour les femmes enceintes sur les risques de transmission des basses et moyennes fréquences à l’enfant à naître, plus particulièrement fragile au cours des trois derniers mois de grossesse ;
• La constitution d’un comité multi-professionnel, pour définir avec précision les domaines d’application couverts, pourrait permettre une meilleure mise en oeuvre de ces propositions. Ce rapport a fait l’objet d’une consultation publique.
Haut Conseil de la santé publique, 14 avenue Duquesne, 75350 Paris 07 SP
www.hcsp.fr

Protections auditives : le cas du festival MUSILAC (pdf)
Impact et observations à propos d'une campagne de distribution de protections d'oreilles.

 

 
 
 
 
   

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